Communauté de Communes Ardennes Thiérache: retour sur 4 années de mises à disposition et de confiance !

C'est en 2013 que Miguel LEROY, actuel Président de la Communauté de Communes Ardennes Thiérache (CCAT) (à l'époque Président de la Communauté de Communes de la Région de Signy-le-Petit avant sa fusion avec celle de la Thiérache Ardennaise en 2014), sollicite la Ligue de l'Enseignement des Ardennes dans le but de mutualiser un jeune du territoire comme éducateur sportif entre CCAT d'une part (dans une mission d'animateur périscolaire sur les Nouvelles Activités Périscolaire (NAP) sur les écoles du territoire) et du club de basket d'Auvillers-les-Forges. La Ligue, adhérente au GEDA, a suggéré l'intervention de celui-ci. C'est donc cette même année que la CCAT est devenue adhérente au GEDA. Retour donc sur 4 années de belle collaboration et de partenariat au service de l'emploi entre GEDA et CCAT en compagnie de Loïc HUSSON, Responsable du Service Éducation & Jeunesse pour la collectivité.

 

Une réponse adaptée à de nouveaux besoins

Courant 2014, la CCAT a vu ses besoins NAP s'accroître rapidement du fait de l'arrivée de la semaine de 4,5 jours ; elle a donc intégré le Dispositif Mutualisé de Compétences (DMC) que le GEDA et la Ligue venaient de mettre en œuvre pour répondre à ces types de besoins et ainsi concilier mutualisation d'Emplois d'Avenir (EAV) —un nouveau type de contrat à l'époque cofinancé par l'État— et spécificités de l'animation périscolaire. La CCAT s'est vue mettre à sa disposition 7 jeunes animateurs périscolaires à 17h30 hebdo, répartis sur 8 écoles de son territoire.


 

Un adhérent impliqué dans la philosophie de développement de l'emploi

DSC 0779Adhérant pleinement au principe de mutualisation des compétences, la CCAT a souhaité, dès le recrutement, réfléchir à la manière de compléter en interne les emplois du temps des jeunes, comme l'explique Loïc HUSSON: "Nous recherchions des profils dans l'animation périscolaire mais au sens large, c'est-à-dire à la fois l'animation NAP et la capacité à prendre en charge les enfants sur la garderie ou la cantine. On avait des besoins et cela permettait de leur trouver des heures." Ce faisant, ces besoins complémentaires, pour lesquels les salariés GEDA ont été placés en priorité, ont permis une augmentation progressive du volume horaire moyen, passant donc de 17h30 à un peu moins de 30h. 

 

 

Elles ont découvert un métier qui les intéressait vraiment.

 

Ces augmentations ont aussi été rendues possibles car les compétences étaient là et/ou se sont parfois révélées sur le tas, au grès des missions complémentaires qui leur étaient attribuées: "En les mettant sur des remplacements, ils ont pu découvrir des domaines d'activité qui n'étaient pas les leurs au départ et qui ont pu faire émerger des compétences et un intérêt chez eux. Dans le cas de Johanna et Océane, je les ai sollicitées sur des remplacements d'ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelles) parce que j'avais des besoins. Finalement ça s'est super bien passé auprès des enseignants. Ça leur a beaucoup plu. Elles ont découvert un métier qui les intéressait vraiment. Pendant deux ans, elles ont donc intégré un poste d'ATSEM à mi-temps. Face à ce genre de profils, on tente, on essaye et au final ça s'avère être gagnant-gagnant." Au fil du temps, la CCAT est restée sur les mêmes profils de poste car il y avait principalement le même type de projet en face.

 

Des salariés intégrés en direct et des sorties positives

Toutefois, en 2017, les contrats EAV (dont l'éligibilité court sur 3 ans maximum) arrivèrent à leurs termes: le surcoût entre contrats EAV et contrats classiques, que ce soit via GEDA ou en direct, devenait alors trop important à supporter pour la CCAT, malgré sa satisfaction globale envers les salariés mis à disposition. De surcroît, fin 2017, il était pressenti, sans en avoir la certitude, qu’avec le changement de gouvernement, les rythmes scolaires à 4,5 jours allaient être remis en question conduisant in fine à l'arrêt des NAP. Celles-ci s'arrêtant, les tâches les accompagnant aussi.

 

On ne les a pas lâchés dans la nature comme ça. Ils sont arrivés ici sans formation et sont tous ressortis avec des formations qualifiantes [...]

 

Deux salariés, Adrien et Ronan, ont été conservés dans l'animation et repris en direct car disposant de compétences spécifiques qui ont convaincues, l'informatique et la musique. Alexis, quant à lui, s'est rendu compte qu'il n'était pas fait pour ça, mais le sérieux dont il a fait preuve durant cette expérience lui a permis d'être recruté beaucoup plus facilement lorsqu'il a postulé quelques temps après pour un poste de ripeur (collecte des ordures ménagères) en direct à la CCAT. Deux salariées, d'un commun accord entre toutes les parties ont souhaité ne plus être dans la collectivité car la situation ne leur convenait pas pour des questions d'éloignement géographique de leur domicile.

Malheureusement, pour les autres, il n'a pas été possible de poursuivre financièrement, d'autant plus qu'une école avait de fortes chances de fermer, obligeant une réattribution de postes de certains titulaires ; il a donc été préféré de mettre un terme aux contrats plutôt que de laisser les salariés dans le doute et l'inconnu. Toutefois, le technicien précise: "On [NDLR: la CCAT et le GEDA] ne les a pas lâchés dans la nature comme ça. Ils sont arrivés ici sans formation et sont tous ressortis avec des formations qualifiantes et deux d'entre-elles [NDLR: Johanna et Océane] ont découvert un métier, chose qu'elles ont poursuivi puisque qu'elles ont passé le CAP Petite Enfance en candidat libre."

 

Une réponse à toutes les demandes

Pierrette MANCEAUX1

Cette année, une nouvelle mise à disposition a été réalisée auprès de la CCAT, celle de Mme Pierrette MANCEAUX sur un poste d'agent de surface. En réalité, Mme MANCEAUX était déjà présente dans la collectivité où elle effectuait ses missions au sein des locaux de la Com Com et de l'école à Maubert-Fontaine. Mais ayant acquis tous ses trimestres, elle s'était retrouvée dans l'obligation statutaire de prendre sa retraite sans avoir la possibilité, en dépit de son souhait, de continuer à travailler en étant embauchée par la CCAT et ainsi percevoir un peu plus de revenus. Le GEDA a donc servi de relais, devenant une solution simple et efficace pour faciliter les choses et permettre à une personne précaire mais volontaire d'avoir un meilleur confort financier pendant quelques temps.

 

Une ingénierie de formation éprouvée au cœur du projet professionnel des salariés et au service des adhérents

Pour Ardennes Thiérache, le GEDA est un outil et un savoir-faire RH qui s'est avéré indispensable. En effet, pour embaucher, une collectivité n'a pas de souplesse, contractuellement parlant, contrairement à une structure de droit privé. De plus, les nombreuses contraintes existantes font qu'il est très difficile pour une collectivité de mettre en place une ingénierie de formation sur mesure.

 

Il fallait aussi leur développer de vraies compétences multitâches et multi-employeurs. 

 

Par exemple, le CNFPT, organisme de formation de la fonction publique territoriale, ne dispose pas nécessairement des bons outils et des bonnes formations (notamment géographiquement parlant, obligeant parfois à aller se former dans d'autres départements) pour développer les compétences des profils des jeunes salariés qui ont été recrutés par le GEDA. Loïc HUSSON ajoute: "L'idée, c'était qu'on ne les enferme pas dans un profil "fonction publique pure". Il fallait aussi leur développer de vraies compétences multitâches et multi-employeurs. Il fallait leur offrir des formations qualifiantes comme des BPJEPS et des CQP, ou alors des BAFA et des BAFD".

Par ailleurs, le GEDA, mettant la formation au cœur de son projet d'emplois pérennes, a déjà un réseau et une ingénierie sur la formation, notamment grâce à son OPCA (Uniformation), permettant le financement des actions de formation: "Ce sont des choses qu'on aurait pu mettre en place si on les avait embauchés en direct, mais pour un coût exorbitant. En plus, là, on avait un projet global avec un groupe de jeunes en EAV et une session de formation spécifique qui se créait autour de ça."

 

Une expertise reconnue et appréciée en matière d'accompagnement des salariés et de l'adhérent

Selon le technicien, l'apport du GEDA pour une collectivité telle qu'Ardennes Thiérache ne se limite pas à la gestion de la formation des salariés recrutés, il y a une véritable expertise de prise en charge du salarié dès la phase de recrutement puis tout au long de son parcours: "Il y a une compétence de recrutement du GEDA pour trouver des profils adaptés, chose qui est renforcée par l'expérience du GEDA à travailler avec la Mission Locale (MiLo), avec Pôle Emploi, avec la Ligue, pour mettre en place des campagnes de recrutement, présenter les projets, mettre en place des entretiens… C'est des choses qu'on ne maîtrisait pas du tout. Et ce sans compter tout le suivi qu'il y a derrière. Ce suivi, c'est pas notre cœur de métier."

 

Le GEDA m'a soulagé de certaines tâches et m'a permis de monter en compétences [...]

 

Il poursuit en précisant que l'accompagnement n'a pas seulement bénéficié aux salariés, mais à lui-même et son service: "En plus, comme on est issus de deux petites collectivités, on a dû monter en compétences très rapidement aussi bien statutairement parlant que personnellement. C'est-à-dire que moi je suis arrivé pour driver les NAP sur 3 écoles, je suis devenu responsable du service périscolaire et de la mise en place de tout le dispositif. Il y a plein de choses que je ne maîtrisais absolument pas à l'époque. Et s'il n'y avait pas eu le GEDA à ce moment-là, ce sont des choses que je n'aurais pas pu mettre en place. Le GEDA m'a soulagé de certaines tâches et m'a permis de monter en compétences grâce à l'accompagnement du directeur du GEDA et de la référente de la MiLo". De par son expérience et son savoir-faire, le GEDA permet donc de faire monter en compétences des gens qui souhaitent se professionnaliser, y compris ceux qui sont déjà des professionnels.

 

Une confiance construite dans la durée

Adhérent utilisateur depuis 4 ans, la CCAT montre sa confiance en poursuivant le partenariat malgré le redressement judiciaire actuel du GEDA liées aux impayés d'un important adhérent. Pour Loïc HUSSON, cela ne constitue pas un frein: "Si on occulte la responsabilité solidaire et si on croit en la capacité de redressement du GEDA, les compétences sont là et elles ont toujours bien fonctionné, donc il n'y a pas de raison d'arrêter le partenariat. Le GEDA n'est pas fautif dans l'histoire, c'est aussi pour ça qu'on continue à s'investir dans une collaboration en direct et plus dans un dispositif tripartite. Sinon on n'aurait pas poursuivi, on sait que ce n'est pas le GEDA qui posait problème."

 

Il s'agit de défendre l'intérêt que représente le GEDA, pour sa capacité à pouvoir faire monter en compétences les gens de façon cohérente et constructive [...]

 

D'ailleurs, ce sont cette confiance, cette reconnaissance du travail accompli et cette conviction personnelle de l'utilité et de la raison d'être du GEDA, qui ont poussées Loïc HUSSON à rejoindre le Conseil d'Administration du GEDA pendant la tempête: "Il s'agit de défendre l'intérêt que représente le GEDA, pour sa capacité à pouvoir faire monter en compétences les gens de façon cohérente et constructive, sérieuse et professionnelle, mais aussi leur éviter d'être en difficulté quand un contrat s'arrête car ils sortent avec quelque chose de cohérent. Ça s'est toujours bien passé ! Je pense que le département des Ardennes a besoin de choses comme ça, car on est sur une population qui a besoin de compétences et d'être valorisée."

 

Des projets à la CCAT !

DSC 0785Concernant son actualité, la Communautés de Communes Ardennes Thiérache est occupée à deux principaux projets.

Le premier consiste en la réhabilitation et l'extension des locaux de la Communauté de Communes. Les travaux, déjà bien avancés, devraient permettre d'ici quelques mois d'avoir un bâtiment répondant à plusieurs impératifs. Ainsi, ce nouvel espace a vocation à regrouper l'ensemble des services administratifs dans un même lieu tout en permettant à chacun d'eux d'avoir un bureau, contribuant à l'amélioration du cadre de travail et, par conséquent, à la qualité des services. Pour plus de confort vis-à-vis du public, l'accueil, actuellement temporaire, sera déplacé de quelques mètres et surtout repensé et facilité, notamment par une accessibilité améliorée aux personnes à mobilité réduite. Le bâtiment a enfin pour objectif d'être énergétiquement auto-suffisant, en particulier grâce à la pose de panneaux photovoltaïques.

L'autre projet envisagé est la réhabilitation du Centre d'hébergement de Liart qui courra, s'il est confirmé, de fin 2018 à mi-2019. La gestion du site devrait être, à termes, confiée par délégation à la Maison de la Thiérache, permettant à celle-ci de développer ses activités de stages, d'accueil touristique et d'accueil de groupes.

Par ailleurs, en parallèle de ces deux projets, Ardennes Thiérache compte aussi redynamiser le territoire au travers du projet local de santé et du renforcement du secteur touristique et de la promotion de ses acteurs.

Nous leur souhaitons pleine réussite dans ces actions qui, nous n'en doutons pas, participeront à l'amélioration de notre département !

 

 

Jonathan DÉMOULIN
Chargé de communication

 

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