L'OACP: un acteur au service du dynamisme associatif dans les Crêtes Préadrennaises !

Créé en 2006, l'Office d'Animation des Crêtes Préardennaises (OACP) est le seul office d'animation intercommunal en milieu rural du Grand-Est. Acteur associatif engagé dans les Crêtes Préardennaises, il a su, au fil des ans, tisser des liens et des partenariats locaux et départementaux solides par une profonde et continuelle implication dans le développement de nombreux projets —particulièrement sportifs et culturels— sur le territoire et ainsi contribuer largement à son dynamisme et à son rayonnement. Renaud TESSARI, directeur de l'OACP depuis sa création, et à l'origine de ce projet de territoire qui lui tient à cœur, nous retrace la construction et l'évolution, de ses prémisses à aujourd'hui.

 

L'OACP ou la concrétisation d'une vieille idée ambitieuse

Renaud TESSARI

Né du projet de créer et de mutualiser un poste d'animateur sportif polyvalent capable d'intervenir entre plusieurs clubs et structures (dont le parc accrobranche du Chêne Perché), l'OACP trouve pourtant son origine dans un projet plus ancien et dont il est en réalité le successeur. Renaud TESSARI, actuel directeur, était d'ailleurs déjà à l'origine du projet de territoire initial, un projet qu'il estime à la fois "personnel et professionnel". En effet, dès 1998, en tant que chargé de mission auprès de la communauté de communes, il avait déjà contribué à la création de l'association "Synerj Associatives sur le Territoire des Crêtes" qui avait posé les premières pierres du futur OACP.

 

L'idée, c'est d'avoir cette École de Sport Itinérante au service des acteurs locaux [...].

 

 OACP  OACP2018
 2006  2018

En 2006, l'idée a donc été de créer une École de Sport Itinérante qui constituerait la base de l'OACP. "Le principe, c'est les éducateurs sportifs qui se baladent toute la semaine dans les clubs ou dans les structures (type la Maison Familiale Rurale (MFR) de Lucquy ou le foyer La Baraudelle d'Attigny)", explique Renaud TESSARI."L'idée, c'est d'avoir cette École de Sport Itinérante au service des acteurs locaux par le biais d'heures dispatchées sur le territoire."

Le projet a été accompagné dès l'origine par la Communauté de Communes des Crêtes Préardennaises qui financerait une partie des heures du poste et le GEDA 08 qui aurait le rôle d'employeur, permettant ainsi au projet de s'épanouir hors de contraintes liées à la gestion administrative de l'emploi. De plus, le financement du poste a été pensé selon l'idée, d'une part, d'une pérennisation du poste et du projet, et d'autre part, d'une déprécarisation du poste, notamment par l'évolution de son coût auprès des structures utilisatrices (de 12€ de l'heure à 18€ entre 2006 et 2016).



Une montée en puissance progressive au gré des expérimentations

Avec le GEDA, l'objectif était de pouvoir monter en puissance en termes de salariés (nombre et volumes horaires) et de compétences au fur et à mesure que l'OACP expérimentait de nouvelles choses sur de nouveaux projets. Renaud TESSARI précise que l'expérimentation était à tous les niveaux et qu'il a été question, sur le tas, de composer et d'articuler tous les aspects: "C'était aussi faire évoluer les postes des éducateurs. Parce que derrière, il y a aussi le salarié. On sait que c'est pas évident d'être partagé sur des temps de 10 heures-3 heures-5 heures ; il y avait aussi une nouvelle forme de travail, c'était aussi ça l'expérimentation. C'était de dire, et c'était novateur en 2006, un éducateur sportif peut aller bosser 4 heures ici, 6 heures là-bas… Ça a contribué à professionnaliser l'OACP !"

 

Le principe aussi de l'Office d'Animation, c'est aussi de former et d'accompagner nos salariés dans la formation.

 

Au début, l'OACP s'est construit poste par poste, dont un directeur, un chargé de mission et 3 animateurs par le GEDA. L'Office s'est ensuite renforcé par l'ajout de postes liés à l'éducation et au multimédia pour arriver en 2018 à une équipe de 8 personnes (dont 6 en CDI), composée d'un directeur, d'une secrétaire-comptable, de quatre éducateurs sportifs, d'un animateur culture et loisirs et d'une animatrice partagée à 50% sur de l'animation sénior et 50% sur culture et loisirs. Cette équipe se voit parfois complétée par des stagiaires BPJEPS et des services civiques. "Le principe aussi de l'Office d'Animation, c'est aussi de former et d'accompagner nos salariés dans la formation", confie le directeur de l'OACP."Donc, par exemple, la majeure partie de ceux qu'on a pris en Service Civique ont été formés et voire ont intégré l'équipe sur des postes BPJEPS ou CQP Accueil de loisirs ou CQP accrobranche. On a toujours été dans l'esprit de les former. Et puis, l'idée c'est de les monter en compétences au fur et à mesure par l'expérience qu'ils acquièrent ici."

Après les éducateurs sportifs, l'expérimentation et l'accompagnement du GEDA se sont poursuivis sur un poste de secrétaire-comptable. "Au début, l'OACP était structuré plus comme une association classique avec un trésorier et un secrétaire qui géraient comme ça… Mais très vite, on s'est rendu compte, bien évidemment, avec la professionnalisation et la mise en place des salariés, qu'il fallait structurer le secrétariat-comptabilité. Du coup, on a partagé un poste, Sylvie HORENS, avec le FJEP de Vouziers et la Maison de la Nature de Boult-aux-Bois. D'un besoin est né un deuxième besoin."


Un directeur engagé dans le mouvement associatif ardennais

Directeur de l'OACP depuis l'origine, Renaud TESSARI a aussi fait partie, en tant qu'adhérent-utilisateur du GEDA, du Conseil d'Administration de ce dernier. C'est avec cette double casquette qu'il avait à cette époque, en 2006, à un moment où le GEDA lui-même venait de naître, qu'il nous préciseun certain nombre des enjeux et la logique, aussi, dans laquelle s'est inscrite le GEDA. "Le principe du GEDA, c'était aussi de se dire de rechercher un peu des nouvelles formes de travail pour pouvoir s'adapter aux vrais besoins des acteurs locaux qui sont sur le terrain." En effet, en 2006, beaucoup d'associations qui s'étaient reposées entièrement sur des salariés embauchés en Emplois Jeunes (des contrats aidés, principalement de type CDD pour une durée de 5 ans maximum) depuis 1998 se sont retrouvées en grandes difficultés. Il s'agissait donc d'apporter une solution qui tiennent compte de l'accompagnement des structures et de leurs bénévoles, chose qui avait cruellement fait défaut antérieurement.

 

Quand on a créé le GEDA et le poste d'éducateur sportif [sur l'OACP], on a dit 'attention, on n'est pas prestataire des assos, on est bien en accompagnement'.

 

Parlant des Emplois Jeunes, il précise: "Sur le territoire des Crêtes, ça a été une catastrophe en termes d'effets ! Tout le monde, en 1998, avait créé des Emplois Jeunes. Sur les Crêtes, il y en avait une vingtaine ; arrivé à la fin des 5 ans, il en restait 4 ou 5… Du coup, ça avait complétement cassé la dynamique des assos parce que l'employé avait pris toute la place des bénévoles qui se reposaient sur lui. Quand on a créé le GEDA et le poste d'éducateur sportif [sur l'OACP], on a dit 'attention, on n'est pas prestataire des assos, on est bien en accompagnement'. Dans le projet de notre École de Sport Itinérante, il y a toujours l'idée de créer une dynamique avec les bénévoles, de les accompagner, de les former. On leur dit, l'animateur est là pour vous aider mais il prend pas votre place. […] Après l'avantage du GEDA, c'est le professionnalisme, la flexibilité, un catalogue de compétences qu'on avait pas forcément au début… Et puis tout ce qui touche à la formation." En effet, grâce à Uniformation, le GEDA facilite et les démarches et la faisabilité de mises en place de formations que les structures n'oseraient ou ne pourraient pas mettre en œuvre.

Concernant la possibilité pour les structures de reprendre les salariés en direct, l'ancien administrateur explique que si le partage des salariés est la base du projet du GEDA, "Ça avait été un vrai débat au GEDA au début… Est-ce que ça doit être des effectifs partagés ou est-ce que le but du GEDA, c'est aussi d'initier quelque chose pour permettre à l'association de reprendre le salarié en direct ?". En effet, en répondant à un besoin, tout en professionnalisant une structure, on pérennise un besoin, on le structure et on crée un poste durable. "Le GEDA a peut-être perdu un poste [NDLR: en direct], mais il a créé un poste dans la structure et donc de l'activité". Et aujourd'hui, le GEDA, c'est bien cette double dynamique de création d'emplois: mutualiser pour construire des postes et, le cas échéant, permettre la reprise en directe d'un salarié par les associations qui le souhaitent et dont l'activité s'est professionnalisée.D'ailleurs, l'OACP a, au fur et à mesure, repris plusieurs postes.


Une action riche, diversifiée et reconnue de tous

Équipe OACP-Chêne
Une partie des équipes de l'OACP et du Chêne Perché: Kévin MALHERBE, Simon AYER, Guillaume DEVILLE, Maxence LALLEMENT et Renaud TESSARI

Après plus de 12 ans d'activités, l'Office d'Animation de Crêtes Préardennaises est donc devenu un

acteur incontournable de son territoire, aussi bien auprès du grand public que des associations ou des collectivités. Les champs d'intervention de l'OACP sont très variés et démontre une véritable richesse de leur offre ainsi qu'une capacité indéniable à cultiver l'Art de s'adapter et d'expérimenter:

  • Sport: de proximité, événementiel, au sein des clubs ;
  • Multimédia: ateliers sur le territoire autour de la maîtrise de l'informatique et desréseaux sociaux, réalisation de supports de communication, le tout visant à soutenir à la fois les autres associations du territoire comme la population elle-même ;
  • Culture: événementiels, cafés concerts, ludothèque itinérante, festival des artistes en campagne, ateliers manuels ou sorties auprès des séniors ;
  • Éducation: rattachement à l'Agence Pour l'Éducation par Le Sport (APELS), projets autour de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations (primés nationalement) et que l'OACP a ensuite développé auprès des collèges et des écoles des Crêtes ;
  • Loisirs: gestion du parc de loisirs accrobranche "Le Chêne Perché" de Signy-l'Abbaye.

 

Et je ne veux pas qu'on en fasse plus si c'est pour faire moins bien.

 

L'OACP, structure de l'Économie Sociale et Solidaire, a été reconnu d'utilité sociale. Une utilité confortée par le dynamisme que ses actions et ses projets procurent aux Crêtes. Et le directeur d'illustrer: "Nous avons un impact sur le territoire avec une vraie valeur ajoutée pour ce territoire. Des gens nous disent 'si on vient habiter dans les Crêtes, c'est parce qu'on sait qu'il y a de l'animation pendant les vacances'. Alors, c'est pas uniquement grâce à nous, mais on a déjà entendu ce discours. Les gens savent que c'est actif, que c'est vivant sur le territoire. [Les Crêtes Préardennaises], c'est une des seules interco qui a augmenté dans les chiffres de l'INSEE en termes de population".

Si son rayonnement est principalement concentré sur les Crêtes, l'OACP est aussi amené, de par ses subventions issues du Conseil Départemental, à intervenir sur des projets départementaux (inter-collèges, inter-UNSS, courses d'orientation départementales, etc.). Sur des actions de formation ou des interventions spécifiques, par exemple, l'OACP a pu également travailler avec la Ligue de l'Enseignement. "On est ouverts aussi à l'extérieur. C'est-à-dire que notre première mission c'est d'être au cœur du territoire mais c'est aussi après d'avoir une rentabilité des postes en allant aussi chercher un peu d'activité à l'extérieur".

Concernant d'éventuelles nouvelles formes de développement, selon son directeur, l'OACP est arrivé à son niveau de développement optimal à la fois de par la taille de l'équipe de permanents que par les activités gérées et les projets de territoire qui les portent. "Et je ne veux pas qu'on en fasse plus si c'est pour faire moins bien", affirme-t-il."L'idée c'est de bien gérer. Par exemple, sur le parc accrobranche, moi ça me convenait très bien d'avoir l'UFOLEP avec nous, avec son équipe, et nous avec eux, dans un projet commun. Je ne voulais pas embaucher et gérer 10 000 mecs, avec tous les problèmes de management qu'il peut y avoir. L'idée c'est de faire bien ce qu'on sait faire et de répondre au mieux au territoire."


Le Chêne Perché, véritable challenge de la saison 2018

Le Chêne Perché - Logo RVB-000Depuis Mars 2018, le parc accrobranche "Le Chêne Perché", pour lequel l'OACP était très investit, on l'a évoqué, dès ses débuts, par la mise à disposition d'animateurs sportifs dans des volumes horaires importants et saisonniers, a vu sa gestion cédée à l'OACP par la Ligue de l'Enseignement.

Pour ce site, les liens entre GEDA et OACP ont toujours existé puisque, si à certaines périodes, le GEDA salariait et assurait les formations de salariés mis à dispositions de l'OACP, durant l'époque de gestion par la Ligue, le GEDA assurait le même travail pour la Ligue qui ensuite faisait travailler ses salariés en coordination avec l'OACP.Sur le parc accrobranche et au travers de son projet, des besoins avaient été exprimés par la Ligue à l'époque où l'OACP travaillait avec elle: le GEDA a mis à disposition des salariés auprès de la Ligue, permettant ainsi de mutualiser les équipes entre OACP, Ligue et UFOLEP. "Ça a d'ailleurs permis de développer des CQP accrobranche qu'on a fait sur le parc. C'était la première fois que ça se faisait dans les Ardennes.", précise le directeur de l'OACP.

Néanmoins, cette reprise pleine et entière du Chêne Perché par l'OACP ne s'est pas faite sans crainte. En effet, suite aux difficultés rencontrées par la Ligue, l'activité du parc, pour ce qui la concernait, accusait une dette de 23 000 €, rendant la reprise particulièrement risquée. Cela a été d'autant plus compliqué que l'OACP n'est pas parvenu à obtenir une visibilité fiable sur l'activité antérieure, rendant les projections sur la saison 2018 très incertaines. En d'autres termes, avec une mauvaise saison, le Chêne Perché aurait pu fermer, alourdissant la dette reprise par l'OACP du manque à gagner, sans même parler des salariés qui auraient été licenciés.

 

Aujourd'hui, on est contents, parce qu'on était partis sur une base de 3600 personnes pour pouvoir équilibrer le budget sur une base de 15€ par personne. Et aujourd'hui, on est autour de 5000.

 

Finalement, la saison 2018, malgré la perte au cours de l'été de plusieurs animateurs clefs que la Ligue, en pleines difficultés, n'a pas pu continuer à mettre au service du projet (l'OACP, pour finir la saison, ayant repris une partie des salariés en direct), mais soutenue par une météo rayonnante au mois d'Août, s'est achevée sur une certaine satisfaction avec un peu plus de 5000 visiteurs. Renaud TESSARI se réjouit: "Aujourd'hui, on est contents, parce qu'on était partis sur une base de 3600 personnes pour pouvoir équilibrer le budget sur une base de 15€ par personne. Et aujourd'hui, on est autour de 5000. On va pouvoir dégager un petit bénéfice qui nous permettra de compenser les 23 000 qu'on a perdu."

Chêne-001Concernant le développement du parc pour les temps à venir, l'OACP a développé des contenus pédagogiques et des modules autour de la forêt, de la biodiversité et de la faune et la flore. Ces contenus, organisés sous forme de journée éducatives et pédagogiques, ont vocation à s'adresser aux scolaires, ainsi qu'aux accueils de loisirs. À l'avenir, de nouvelles activités verront le jour: parmi elles, des courses énigmes à thème, des courses d'orientation, mais également de l'archery tag (version tir à l'arc du paintball) ou encore des parcours sportifs adaptés.

Par ailleurs, le Festival des Cafés, reconduit cette année pour une 17ème édition, est une autre part importante de l'activité de l'OACP. Comptant près de 17 dates d'activités musicales de Novembre à Mai, cette succession d'événementiels vient s'insérer entre deux saisons touristiques du Chêne Perché, ce qui a aussi le mérite d'assurer à l'office de ne pas souffrir de périodes creuses.


Recréer du lien entre les protagonistes du secteur pour dessiner le monde associatif ardennais de demain

Aujourd'hui, on a tous des choses à présenter, mais en fait, personne ne se connaît ! Aujourd'hui il y a un vrai besoin !

 

Réfléchissant aux manques et autres fragilités du secteur associatif ardennais, Renaud TESSARI, estime qu'il serait intéressant, voire nécessaire, de faire renaître, dans les Ardennes, les réunions techniques et informatives qui existaient entre associations et partenaires associatifs il y a une vingtaine d'années. En effet, il considère qu'avec le temps, ces rendez-vous se sont perdus, chaque acteur ayant développé ses compétences, ses outils, ses stratégies et ses réseaux (pour les plus importantes structures) dans son coin au point, explique-t-il, qu'"aujourd'hui, on a tous des choses à présenter mais [qu']en fait, personne ne se connaît ! Aujourd'hui il y a un vrai besoin !"

 

C'est une journée, c'est un temps fort, c'est convivial, on présente des outils, faut que ce soit créatif, où les gens viennent chercher des trucs et puis voilà !

 

Ainsi, il se montre être un fervent défenseur de l'idée consistant à réimaginer, réinventer, à minima, un rendez-vous annuel pour les associations de toutes tailles et de tous secteurs d'activité, de manière à pouvoir déterminer la nature des besoins des associations et réfléchir à comment y répondre collectivement. Parvenir à cela passe nécessairement par le fait d'avoir un temps où chaque acteur du monde associatif ardennais puisse faire connaître ses besoins et ses savoir-faire aux autres et réciproquement pour qu'au final, les associations aient une idée précise de qui fait quoi sur le territoire pour ensuite imaginer la manière de travailler ensemble, soit pour renforcer des projets existants, soit pour en faire naître de nouveaux. "L'idée, sans se prendre la tête, c'est une journée, avec la DCSPP, le GEDA, la Ligue, etc., surtout pour pouvoir échanger ! Chacun travaille de son côté, avec pleins d'outils et on finit par oublier que les autres existent, de partager les idées et les pratiques des autres, les compétences…" Il poursuit: "C'est une journée, c'est un temps fort, c'est convivial, on présente des outils, faut que ce soit créatif, où les gens viennent chercher des trucs et puis voilà ! Ça n'existe plus, on n'a plus ces moments, ces temps de forum."

C'est en tous cas une proposition pertinente et constructive à laquelle le GEDA 08 apporte son soutien et pourrait se joindre le cas échéant !

 

Jonathan DÉMOULIN
Chargé de communication

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